Que d’eau au Laos (en drone) !

Dans ce pays, on se déplace surtout en bateau. L’alternance de montagne et de rivières place le financement des infrastructures à la portée des seuls chinois.

C’est donc en bateau de pêche et en kayak qu’on a parcouru la rivière Nam Ou. Une balade en pleine jungle, sans guide, nous a donné l’impression d’être des explorateurs. Certains villages, comme Muang Ngoi, ne sont accessibles qu’en bateau. Les trois jours qu’on y a passé furent les plus dépaysants du Laos. On a un peu l’impression de vivre avec les Lao, sans voiture, au bord de l’eau, dans nos hôtels sur pilotis comme leurs maisons.

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Quand on marche, c’est souvent pour aller voir une cascade. L’eau n’est jamais bien loin ! Et comme il n’y avait personne pour me l’interdire, j’ai pas mal sorti mon drone au Laos.

J’ai pu constater qu’un drone ne met pas seulement le bazar dans une cour de récréation, mais aussi dans les troupeaux de vaches !

C’est aussi au dessus de la rivière Nam Ou, que j’ai failli perdre le drone ! Je dirais même que j’aurais dû le perdre selon toute probabilité, mais que j’ai eu un énorme coup de bol, et la chance d’avoir des bateliers agiles et ingénieux.

Je voulais filmer les bateaux en les faisant suivre par le drone en mode automatique. Leurré par les reflets de l’eau, j’ai cru que le drone avait avancé et se trouvait au dessus de la rivière. Mais il n’avait presque pas bougé de la berge. Lorsque j’ai voulu prendre de l’altitude, j’ai vu des feuilles à l’écran ! J’ai cru que c’était mort, que le drone allait tomber à l’eau. Mais non ! Il est resté accroché par une petite branche ! Les bateaux ont fait demi tour, j’ai vidé mes poches au cas où je tomberais, et j’ai cherché à attraper la branche. Il me manquait quelques centimètres ! Alors un pêcheur a bricolé un lasso avec une perche en bambou.

Vous verrez la suite à la fin de la vidéo !

Nous sommes ensuite partis au Sud du Laos, là où le Mékong se sépare en 4000 îles pour franchir une barre rocheuse. Résultat, sur 10 km de large, une alternance de cascades et d’îles, dont Don Khone, où nous avons passé Noël.

Et en guise de cadeau, la nature nous a gratifié du plus beau coucher de soleil lors de notre arrivée en bateau.

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Restant dans le trip cascades, nous avons exploré le plateau des Bolavens. Ici aussi, tout tourne autour de l’eau, mais celle-ci est souvent verticale et torrentielle. On a du mal à s’en rendre compte, mais  les deux rivières qui se jettent dans un trou tombent en fait de 120 mètre de haut, la plus haute chute du Laos ! PANO0003.JPGOn imagine la sensation de vide qu’on a avec la tyrolienne que j’ai filmée avec le drone à 200 mètres au dessus de la rivière…

A ne pas louper non plus, Aurélie qui se mouille les fesses dans la dernière séquence… 🙂

Bref, entre la quiétude du Mékong à Luang Prabang, de la Nam Ou à Muang Ngoi, et les chutes des Bolavens et de ce même Mékong aux 4000 Iles, l’eau du Laos prend les formes les plus variées…

 

Mettre le bazar dans une cour de récré au Laos : facile, sortez votre drone !

Notre petit trek près de Luang Prabang a commencé par la traversée de villages où les communautés Hmong et Khamu cohabitent.

Arrivé dans l’école, j’ai sorti le drone pour filmer le village et la campagne. Mais devant la réaction des enfants, j’ai changé mes plans et j’ai joué avec eux. Que vaut un joli paysage face à ces bouilles réjouies ?

Ils étaient tellement excités que j’ai monté une musique qui semble les faire danser en sautant sur place, comme j’ai fait au concert de The Shoes !

Enfin, vous remarquerez que la partie de foot a continué avec les plus accros. Comme quoi, l’amour du sport…

Le Laos, pays des tourdumondistes français

En Iran, on n’a croisé que des touristes (comprendre : des gens en vacances).

En Inde, ce sont les Israéliens qui se changent les idées après deux ou trois ans de service militaire.

Au Sri Lanka, ambiance plage mais on a croisé une famille hollandaise qui terminait son tour du monde. Ils étaient partis de Grande-Bretagne et allaient s’installer dans le Sud de l’Espagne…

En Chine on a passé une semaine avec des Français. Deux qui passaient deux mois dans le pays, et deux qui terminaient un échange d’école d’ingénieur à Shanghai. On s’est encouragés pour le trek du Saut du Tigre, on s’est réchauffés à Shangri-La, avant de se séparer à Kunming.

Donc jusqu’au Laos, les enfants ont été sevrés de copains.

Jusqu’à ce midi à Luang Prabang où s’est installée à côté de nous au restaurant une famille, française, en tour du monde, avec deux garçons, de 9 et 10 ans ! Et les parents, Cathy et Fred, animés de belles valeurs, avec lesquels on prend plaisir à discuter. Ils tiennent un beau blog (le grand huit), ils ont le même rythme que nous (cours le matin, visites l’après-midi), et leur hôtel est à 50 mètres du nôtre !

Pour couronner le tout, ils écoutent de la bonne musique (ils ont créé l’Accordeur, une salle de concert près de Libourne), et les garçons se trouvent plein de points communs (dessin, astronomie, nausées dans le bus…) !

Bref, on ne s’est pas quittés pendant deux semaines. En route, on a croisé Luc et Cécile, deux enfants aussi, et en tour du monde aussi.

Après nos adieux déchirants à Fred et Cathy, on a pris notre leçon d’humilité aux 4000 îles, dans le Sud du Laos. Pierre-Yves et Marine voyagent depuis 8 mois avec leurs trois enfants, A VÉLO ! Leur troisième a un an et demi, ce qui veut dire qu’il a passé plus de temps en voyage qu’en France ! Leur odyssée (à ce niveau, on ne parle plus de voyage) est relatée sur leur blog 100toitsavelo.

C’est à croire que tous les tourdumondistes Français, en famille ou en couple (on en a croisé plein aussi) se sont donné rendez-vous au Laos ! Il faut dire que la vie est paisible, pas chère, certains anciens parlent Français et la météo idéale à cette période.

Et pour nous, quel plaisir d’échanger nos expériences, nos ressentis et nos bons plans.

Le Laos, le pays des belles rencontres !

Contempler le Mékong comme les amants de Duras, et en drone

Poser son sac à dos à Luang Prabang pour quelques jours était déjà une bonne idée en soi.

Mais tomber sur des Français en tour du monde, avec deux garçons de 9 et 10 ans, c’était inespéré ! Et s’entendre si bien avec leurs parents, cela relève du miracle…

Alors depuis une semaine, on fait cours le matin, on flâne dans la ville, on papote autour d’une bière. Tranquilles, quoi ! À Luang Prabang, le maître mot, c’est tranquille !

On est tellement à la cool qu’on s’y est repris à trois fois pour arriver à temps au spot « coucher de soleil », au confluent du Mékong et de la rivière Nam Khan.

Alors, pour monter la vidéo de drone, quoi de mieux que la bande originale du film L’Amant ? Les images des bateaux sur le Mékong me rappellent tellement ces scènes du film où les amants sont appuyés au bastingage du bac qui leur fait traverser le fleuve !