Vol au dessus de la forêt de pierres de Shilin

Monsieur le ministre de l’écologie, qui s’appelait alors seulement Nicolas Hulot, avait je crois survolé la forêt de pierres de Shilin dans les années 80 pour Ushuaia.

Ces formations karstiques sont le fruit d’une histoire de 260 millions d’années, et de hasards géologiques improbables. Autrefois au fond de la mer, la région a reçu des dépôts calcaires de coquillages pendant des millions d’années. Le poids des empilements a fracturé le calcaire. Puis un double phénomène a produit cette merveille : la plaque tectonique s’est soulevée et une couche de lave a recouvert la région, protégeant ainsi la forêt pendant 60 millions d’années.

Au final, on obtient un décor de martien, où on se promène en croyant rêver.

Sans prendre le risque de me déchirer les fesses au dessus de ces pics acérés, j’ai encore une fois envoyé mon drone s’y frotter.

Et tout ça donne une vidéo de drone bien planante :

Les terrasses de Baishuitai (vues de drone)

Après le trek du saut du Tigre, notre petit groupe de Français a privatisé un bus entier pour aller à Shangri-La via les terrasses de Baishuitai.

On a récupéré deux Belges et deux Israéliens pour remplir un peu les 28 places du bus, et partager les frais. Au final, ça nous a coûté moins cher que le bus public, le confort en plus. Et surtout, on était sûrs d’arriver à destination, car personne n’avait pu nous dire si le bus public entre les terrasses et Shangri-La circulait vraiment. L’union fait la force !

Bref, on a pu visiter une curiosité de la nature, les terrasses de Baishuitai.

Arrivés au pied du site, une aire d’accueil immense comme d’habitude, mais surprise ! de fausses terrasses et un bâtiment qui dont le toit lui-même est fait d’une série de terrasses… Quel kitch !

La Chine agrandit ses monuments, soit. Mais agrandir ses paysages naturels, ca devient ridicule !

Alors que les vraies terrasses, naturelles, sont bien plus belles :

Elles sont formées par de lents dépôts de calcaire, et elles filtrent l’eau qui revient de plus en plus pure en descendant jusqu’à un bleu turquoise de carte postale.

Et c’est encore plus joli vu de drone !

Merri en Chine

Hong Kong

Il fait beau et chaud on a dormi chez des Français et l’immeuble était gigantesque il y avait des terrains de jeux et de tennis. Le point de vue de Hong Kong permet de voir toute la ville. Puis on a fait une balade nommée « Le dos du dragon « qui nous a conduit jusqu’à la plage. Ensuite on est allé au musée des sciences et il y avait plein de jeux . Et pour finir on a fait une balade en bateau à voile pour aller à Kowloon pour voir le spectacle de lumières de Hong Kong.⛵️

< strong>Guilin La ville est assez grande et on a visité une grotte qui s’appelle »La grotte de la flûte de roseau « . Elle mesurait au moins 10 mètre de haut et plusieurs milliers de mètres carrés. Puis on a fait une balade en bateau sur une rivière entourée de montagnes et ce paysage est si célèbre qu’il est sur tous les billets de 20 yuans.

< strong>Yangshuo Il ne fait pas super beau et il fait très froid. On a fait une balade en vélo de 16 km aller retour pour aller voir une montagne qui s’appelle »La montagne de la lune ». On l’appelle comme ça parce qu’il y a un arc de cercle au centre. puis on est allé voir un spectacle sur le lac.

< strong>Lijiang C’est une vieille et jolie ville on l’a surnomme l’encrier à cause de toutes les petites rivières qui traverse la ville. Puis nous avons grimpé sur une colline et il y avait une belle vue. Ensuite on est allé à Baisha et il y avait de très vieilles maisons avec des tableaux vieux de 400 ans. Et nous avons rencontré 4 Français et nous avons fait la balade du saut du tigre ensemble.

20171121-005< strong>Les gorges du saut du tigre Il faisait beau et bon et le chemin mesurait parfois 50 centimètres avec le précipice à droite et la montagne à gauche. Le premier jour nous avons fait une marche de 8 heures et avant d’arriver à l’hôtel et pour nous réveiller le lendemain matin on avait la vue sur les gorges. Puis nous avons repris la marche et marché encore 3 heures. Puis on a récupéré les bagages qu’on avait envoyés et nous avons pris le bus pour Shangrila.

< img src= »https://tournicotonscom.files.wordpress.com/2017/12/20171125-006.jpg &raquo; class= »alignnone wp-image-869″ height= »503″ alt= »20171125-006″ width= »669″>< strong>Les terrasses (Baishuitai) Elles s’étendent sur 1 km et il y a des centaines de bassins magnifiques d’eau turquoise . On a même fait une vidéo de drone tellement c’était joli.

< strong>Shangri-la Il faisait super froid et il neigeait déjà en automne puisqu’on était à 3 200 mètres d’altitude. Ils font des moulins à prière gigantesques ( gros cylindres qu’on doit faire tourner 3 fois pour que la prière monte au ciel ). Puis on a visité un énorme monastère Tibétain avec des dizaines de temples à l’intérieur. Le monastère est capable de loger 600 moines et rien que dans un temple il peut y avoir 3 bouddhas de 12 mètres.

< strong>Jianshui Il faisait beau et bon on a visité le jardin de la famille Zhu et nous avons pu faire une partie de cache-cache tellement le jardin était grand. Puis on a visité le temple de Confucius où il y a un lac gigantesque rempli de nénuphars (Confucius était un grand philosophe Chinois). Ensuite nous sommes allé sur un vieux pont Chinois à 17 arches et il devait mesurer 50 mètres au moins après on est allé dans une petite et vieille ville nommé Tuanshan et nous avons visité pleins de très vieilles maisons.

< strong>Kunming Il fait plutôt beau et froid. On a visité une usine d’eucalyptus et de citronnelle. Puis nous avons vu la forêt de pierre (calcaire qui s’est fissuré et recouvert par de la lave formant d’énormes pics en calcaire).

<<<<<<
;

Plongeon (en drone) dans les Gorges du Saut du Tigre

Dur de se faire une idée de la difficulté et de la dangerosité du trek du Saut du Tigre. Les articles qui en parlent vont de facile (le gars qui a écrit ça doit être un ultra-trailer) à faisable. Côté danger, on nous dit que certains passages sont un peu vertigineux. Mais est-ce faisable avec des enfants de 8 et 10 ans ?

Donc on a essayé.

Situées à l’Ouest du Yunnan, aux portes du Tibet, les Gorges du Saut du Tigre sont formées de la rencontre de deux monstres : une chaîne de montagne à plus de 5500 mètres et un des plus grands fleuves chinois, le Yangtze, qui les traverse. Il en résulte une vallée incroyable, encaissée de 3500 mètres, où un fleuve entier se réduit à 20 mètres de large (là où un tigre aurait traversé en sautant dit la légende).

Le trek de deux jours est à la hauteur du lieu. 900 mètres de dénivelé, et des passages où on se retrouve sur un chemin d’un mètre de large, avec le fleuve en furie 800 mètres plus bas, à pic.

On a fait le trek à huit, avec deux couples de Français (Amandine et Loïc, Romane et Baudoin) rencontrés à Lijiang et qu’on ne quittera qu’à Shangri-La et Kunming. Très sympa de vivre cette expérience avec d’autres ! On a partagé : les repas, la fatigue, les photos, et les wouah devant les paysages.

Les enfants ont eu droit à un cheval pour la montée des 28 lacets (mais Séverin en a fait 20 à pied !). A monter de 2000 à 2800 mètres d’altitude, on s’essouffle vite !

La nuit à l’auberge nous a gratifiés de spectacles grandioses, le soir et au réveil.

Le lendemain, la partie la plus dangereuse du trek : une vire à flanc de falaise, 800 mètres au dessus du vide. J’avoue que je n’ai vu que mes pieds et ceux des garçons que je suivais de très près.

https://videos.files.wordpress.com/oe9eynXr/img_6823.movArrivés à la fin du trek, on n’a pas eu le temps de descendre jusqu’en bas : encore 400 mètres de dénivelé à remonter via des échelles de 30 mètres, bof avec les gosses, et on devait partir pour Shangri-La… bref j’ai envoyé le drone à notre place.

Les volumes sont tellement gigantesques qu’il est très dur de savoir à quelle distance on est du fond et des parois. Par rapport au pont, je suis descendu à -200 mètres et j’étais encore très haut ! Pour se rendre compte, il faut regarder les petits points qui se déplacent sur la passerelle et le rocher dans les deux avant-dernières séquences.

La vidéo est montée sur une musique d’Olafur Arnalds (artiste Islandais, qui s’y connaît donc les paysages hors normes). On a découvert sa musique dans le bar de Shangri-La où on faisait cours aux garçons en se réchauffant avec les copains français. Cette musique nous rappellera pour toujours ce trek et les jours suivants au pied du Tibet…

Comment la Chine agrandit ses monuments 

On avait été sensibilisé lors d’une conférence de Charles Chauderlot : la Chine a détruit et continue de détruire son histoire.

Chauderlot expliquait que des statues devant des palais de Mandarins à Pékin, avaient survécu à la révolution culturelle en étant noyées dans des blocs de plâtre. Mais qu’elles n’avaient pas survécu aux bulldozers de la modernisation de la ville.

Il ne reste à Pékin qu’un seul Hutong, ces quartiers populaires en briques, ou l’on trouvait aussi des palais magnifiques. Le Utong de la place Tien An Men est conservé à titre d’exemple. Je suppose que celui où j’ai pris ma cuite mongole en 2002 n’existe plus…

L’architecture n’est pas la seule touchée. L’habillement aussi n’a plus rien à voir avec les habits traditionnels tels qu’on les représente dans Tintin et qu’on a vus dans une exposition de photos prises par les Français qui ont construit une voie de chemin de fer entre le Vietnam et Kunming au début du 20ème siècle.

En parallèle, le tourisme de masse Chinois se développe. Et en Chine, « masse » veut dire quelque chose ! Les paysages emblématiques de la Chine deviennent une étape incontournable, comme une certaine vue des montagnes de Yangshuo, reproduite des milliards de fois sur les billets de 20 Yuan. Pas étonnant donc que les bateaux se suivent sur la rivière Li !

À Guilin, la vieille ville sent le neuf. Elle n’est pas désagréable mais les murs sont trop parfaits, les toits nickel, les pavés sans défaut. À voir les maisons en cours de destruction le long des remparts, on comprend que la vieille ville s’agrandit…

À Lijiang, on se sent dans un Disneyland chinois : la ville est magnifique, les façades des maisons de bois sont couvertes de magnifiques sculptures. Mais on se marche dessus dans le centre. La ville déborde de touristes chinois, qui semblent se raccrocher à leur passé perdu. Impossible ici de savoir si une maison est vieille ou moderne. Le charme prend, mais on ne sait jamais si on ne serait pas victime d’une supercherie au faux vieux…

À Jianshui, le jardin de la famille Zhu couvre plusieurs hectares et compte 240 pièces réparties dans diverses maisons séparées par des cours.

Dans le jardin, on découvre la ville moderne qui l’entoure avec ses immeubles modernes. Au fond du jardin, des panneaux font penser que les constructions modernes vont continuer et que la vue sera gâchée dans quelques années. Mais c’est tout le contraire ! Des nouveaux bâtiments « à l’ancienne » sont en cours de construction ! Ils viendront partiellement cacher la ville nouvelle.

Mais surtout, ils permettront d’augmenter la capacité d’accueil du site et de réduire les embouteillages piétons de la partie ancienne.

La Chine a tellement détruit ses monuments qu’elle ne peut plus faire face à l’afflux de touristes dans les rares lieux qui subsistent. Alors elle les agrandit, sacrifiant l’authenticité à la recherche de ses origines perdues.

La Chine du silence

Mon dernier voyage en Chine date de 2004.

En 13 ans, la Chine a beaucoup changé, on sent que ce n’est plus un pays en développement, du moins dans les villes. À la campagne, on croise encore des gardiens de chèvres, symbole pour moi de ces petits boulots qui ne doivent pas rapporter grand chose.

Mais même à la campagne, les infrastructures sont impressionnantes. Les routes sont nickel, surtout si on les compare à l’Inde. Tout semble surdimensionné, et on devine que l’état anticipe la croissance du pays.

Mais ce qui m’a le plus étonné ici, c’est le silence dans la plupart des villes. Les centre-villes historiques sont souvent piétons. Et une autre zone plus large n’est autorisée qu’aux voitures et scooters électriques.

La conséquence pour le touriste que je suis est un silence reposant. Qu’est-ce que c’est agréable de se balader dans ces conditions ! Quel contraste avec Old Delhi, où les pétarades des moteurs deux-temps ne sont couverts que par les klaxons stridents !

On voit ces scooters électriques partout, même à la campagne ! Ce n’est donc pas un phénomène à la Tesla, réservé à une élite riche et soucieuse de l’écologie. Si un fermier roule en scooter électrique, et transporte même ses outils dans un triporteur électrique, c’est très certainement parce que ça lui coûte moins cher !

Je me demande quelle politique incitative a été mise en place pour développer l’électrique. Des recharges gratuites ? Une aide à l’achat des batteries ?

Quelque soient les moyens mis en œuvre, le résultat est là : la Chine est en avance sur nous !

En tant que Parisien, j’attends avec impatience le jour où l’accès sera interdit aux moteurs à explosion. Quel bonheur ce sera d’ouvrir grandes les fenêtres sur la rue !

Anne (Hidalgo), qu’est-ce que tu attends ?

Atteindre ses limites au drone à Guilin et Yangshuo

Les paysages de Guilin sont un véritable appel au drone.

Le premier vol s’est bien passé, malgré le brouillard sur la caméra. Alors je me suis enhardi et j’ai tenté le décollage d’un bateau en mouvement. Je me suis tout de suite rendu compte que le bateau allait beaucoup plus vite que je ne pensais, et que le retour allait être compliqué.

Pire, je comptais sur les détecteurs du drone pour le stabiliser au dessus du bateau, mais pas du tout ! J’ai fait dix approches sans réussir à maintenir le drone au dessus de moi. En plus, le pont s’était rempli et il y avait plein de monde autour !

Finalement j’ai opté pour un crash à peu près contrôlé sur le pont. J’y ai laissé deux hélices cassées et une coupure au doigt et récupérant l’engin qui s’était bloqué contre une rembarde. Mais il n’est pas tombé à l’eau et surtout personne n’a été blessé, ouf !

Le lendemain, je tente la traversée de la colline de la Lune. Les garçons ont vomi toute la nuit, ils n’ont pas les jambes pour monter jusqu’en haut. J’envoie donc le drone voir ce qui s’y passe. Il passe sous l’arche, mais manque de bol, à cause de la régulation aérienne locale, il est limité à 120 mètres d’altitude par rapport à son point de départ. Il me manque deux mètres pour passer les arbres derrière l’arche ! Et bizarrement il recule tout seul, manquant de peu de toucher les stalactites !

J’aurais dû prendre ça pour un avertissement mais je m’obstine : je vais l’envoyer faire le tour de la colline en face. Et là, dès qu’il disparaît derrière la falaise, ma télécommande m’informe que le signal radio est faible, et je perds le retour caméra pendant quelques secondes ! Je ne vois plus le drone et je ne suis pas sûr qu’il ne soit pas en train de foncer vers la falaise… J’essaie de faire demi-tour mais je ne distingue plus l’étroit passage où je me suis faufilé… Je décide donc de continuer le tour de la colline, en prenant large au cas où il y aurait d’autres cailloux derrière.

Finalement, il sort de derrière la colline, ouf !!!

Gros stress quand même…

Donc la vidéo qui suit est tout à fait mensongère : une petite musique douce (pour me détendre après toutes ces émotions) et un montage qui laisse croire que j’ai tout géré de main de maître.

Mais les décors de dingue sont eux bien réels ! Et l’apparition du paysage entre les deux collines est juste magique je trouve… Une vue qu’on ne peut avoir qu’avec un drone.