Ne pas trop planifier

À notre décharge, c’est notre premier tour du monde, donc tout ne peut pas être parfait. En Amérique du Sud, on a fait l’erreur de trop prévoir nos déplacements.

On avait pas mal géré l’Inde et le Sri-Lanka. Arrivée à New Delhi, départ de Colombo au Sri-Lanka deux mois plus tard, et rien de prévu entre les deux, ça nous a laissé libres de nous organiser au fur et à mesure.

Mieux encore en Asie : entre Hong-Kong et Bangkok, quatre mois de liberté où on a enchaîné train, bus, avion, voiture pour parcourir la Chine, Le Laos, Le Cambodge et la Birmanie.

Bizarrement, en Amérique du Sud, on avait prit des billets avec notre agence de tour du monde. Arrivée à Santiago depuis l’île de Pâques (obligatoire), puis Santiago-Buenos Aires, puis Buenos Aires Los Angeles avec un stop à Lima. Trop de vols donc trop de contraintes.

Pour aller à Atacama, nous avons donc pris un aller-retour depuis Santiago. À Atacama, on nous a parlé de Salta, des collines aux 14 couleurs, en Argentine, juste de l’autre côté de la frontière.

En Bolivie, on a eu envie de passer plus de temps avec les amérindiens, et on a donc allongé notre stop au Pérou.

Depuis Buenos Aires, on a donc planifié une boucle : Iguazu en Bus (18 heures), avion pour Salta, et nouvel avion pour Buenos Aires où on passerait deux nouvelles nuits.

Mais à Salta, on s’est rendus compte de notre erreur. La Bolivie n’est qu’à quelques centaines de kilomètres, nos amis Romain et Elodie avec qui nous avons sillonné l’altiplano y prennent du bon temps, et pour aller au Machu-Pichu, on devrait faire une boucle depuis Lima ! Le voyage touche à sa fin et passer quatre jours de transport sans intérêt (avion) jusqu’à Cuzco nous semble une perte de temps ridicule.

Depuis Salta, soit on va à Lima mais on doit encore faire une boucle. Soit on va à La Paz, et on peut aller au Lac Titicaca, à Cuzco, peut-être à Nazca !

Mais pour ça il faut :

– Acheter un billet Salta – Santa Cruz – La Paz sur la compagnie nationale Bolivienne. « Je ne vous vends pas de billet avec la Boliviano, leurs avions sont trop vieux » nous prévient notre agence de voyage. Allumez un cierge pour nous !

– Annuler le Salta – Buenos Aires. Le billet n’est pas remboursable. Mais gros coup de bol, Le syndicat CGT (je n’invente pas !) local bloque tous les vols du 25 Juin, la compagnie nous propose donc de nous rembourser !

– Annuler le Buenos Aires-Lima. Le billet n’est pas remboursable. Au moins il ne bloque pas les autres vols !

On va donc comptabiliser 720€ de plus dans notre budget « conneries », dans lequel on avait déjà mis le billet Siem Reap-Rangoon, annulé faute de visa Birman.

Mais si c’était à refaire, nous ne prendrions que les vols d’entrée et de sortie sur chaque continent. Île de Pâques – Santiago et Lima – Los Angeles, cela nous aurait permis d’éviter des allers-retours, de prendre plus de bus que d’avions, d’économiser des sous et du temps.

Ami tourdumondiste, à toi de trouver le bon équilibre entre un chaos créatif et une organisation carrée. Notre prochain tour du monde se fera sans plan…

2 réflexions au sujet de « Ne pas trop planifier »

  1. J’avais adoré la Paz (ville folle !) et le lac Titicaca (l’excursion sur la Isla del Sol – retour aux temps où la planète était nue). Mais c’était il y a 15 ans, et il y a tellement de choses à voir !

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