Vol en haute altitude à Atacama

Atacama, ce nom m’a toujours fait rêver, et pas seulement à cause du livre de Luis Sepulveda, Les Roses d’Atacama.

Les lagunes de la région sont approvisionnées en eau par en dessous ! Les pluies sont rares, et l’évaporation à cette altitude les viderait en un clin d’œil. Une nappe phréatique à des milliers de mètres de profondeur est fracturée par endroits, permettant à l’eau de remonter avec divers minéraux : sel, arsenic, borax, lithium, qui font la richesse du Chili.

Comme il y a plein de flamands roses dans certaines lagunes, il est interdit de voler dans les zones où ils nichent. J’ai donc gentiment attendu l’autorisation de notre guide pour voler lorsque c’était toléré.

La sécheresse ne pose pas de problème au drone à condition de faire des décollages et des atterrissages à la main, pour éviter de soulever la poussière du sol.

Mais le froid réduit la capacité des batteries, qui doivent consommer une partie de leur énergie à faire remonter leur température à 15 degrés. Les vols sont donc réduits de quelques minutes.

Plus étonnant, le compas qui permet de contrôler la direction m’a demandé plusieurs étalonnages. Est-ce parce que la région est riche en matériaux magnétiques, comme nous l’a dit la guide ?

En fait, la vraie difficulté, c’est l’altitude. Les lagunes que j’ai filmées sont à 4500 mètres ! En théorie, le drone peut voler à plus de 5000 mètres, mais mon problème ici c’était la combinaison de l’altitude et du vent…

Lorsque je filme le volcan, on a l’impression que j’avance, mais c’est un effet de zoom au montage. En fait je recule !

Il devait y avoir 30-40 km/h de vent au maximum, rien de terrible pour un Mavic. Mais avec l’air raréfié, le drone ne pouvait pas lutter. J’ai dû faire un atterrissage d’urgence, alors que je ne le voyais plus, en repérant bien d’après la vidéo où il se trouvait, pour aller le chercher à pied !

Une nouvelle façon de perdre son drone à laquelle je n’avais pas pensé ! Mais au final, il est toujours là, fidèle au poste.

On prend les paris : je vais réussir à ramener le drone en France ou pas ?

La musique a été choisie comme d’habitude grâce à sa durée qui correspond à peu près à celle du premier montage. Mais son titre, No Ceiling (pas de plafond), a achevé de me convaincre. Dans la scène finale, on voit Aurélie et Merri marcher sur un chemin Inca, qui permettait à des coureurs de relier tout l’empire, et au roi de manger du poisson frais pêché en mer !

Et devant cette immensité, à cette altitude, « I got no ceiling » prend tout son sens, non ?

2 réflexions au sujet de « Vol en haute altitude à Atacama »

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