La Nouvelle-Zélande, le pays le moins connecté du tour

On est plutôt du genre hyper connectés : ce blog à mettre à jour, les videos de drone à partager, l’instagram pro d’Aurélie à nourrir, prendre des nouvelles des copains et de la famille sur Facebook, se tenir au courant de l’état du monde, vérifier son fil LinkedIn (pour ne pas avoir l’air trop con au retour), télécharger les guides du routard en ligne, réserver des hôtels, des Airbnb, des trains, des avions, des bateaux, lire les conseils d’autres voyageurs, télécharger des livres pour les enfants et les parents, sauvegarder les photos sélectionnées, faire les albums photo version papier, lire ses emails…

Bref, on passe beaucoup de temps en ligne. Trop.

Aurélie qui tente de télécharger le guide du parc Abel Tasman, DANS le parc Abel Tasman…

Dans tous les pays d’Asie, les communications se sont développées avec le mobile. Il y a du réseau partout, et de la donnée la plupart du temps. Tous les hôtels fournissent un wifi gratuit, même s’il est parfois famélique. En le couplant avec une carte SIM locale, on arrivait à assouvir nos besoins de geeks accros au réseau.

En Chine, les connexions étaient souvent excellentes. Au Japon, les Airbnb fournissaient même des hotspots mobiles gratuits !

Bref, on a gardé nos mauvaises habitudes de Parisiens, et on en a pris de nouvelles de tourdumondistes.

Arrivés en Nouvelle-Zelande, changement de décor. Pas d’hôtels mais une maison mobile. Donc pas de wifi la plupart du temps.

Mais Aurélie a un abonnement Free, donc 25 go gratuits, c’est la fête !

À un détail près : l’île du Sud est tellement peu peuplée que le réseau mobile n’y est presque pas développé en dehors des villes !

J’ai donc développé une théorie pour estimer la qualité (Q) de l’Internet d’un pays :

Q = f ( densité de la population, niveau de développement économique avant l’invention du mobile)

En gros, pour que l’Internet soit efficace, il faut soit que la population soit très dense (Japon), soit que le pays soit peu développé au XXème siècle (Chine).

Un pays riche au XXème siècle, a développé des lignes fixes et la télévision hertzienne. Le besoin de couvrir son territoire de relais de téléphonie mobile ne s’est donc fait sentir que dans les zones très peuplées.

C’est pourquoi en Nouvelle-Zélande, nous avons traversé des zones blanches. Il y en a aussi en France, me direz-vous. Mais ici, ces zones s’étendaient sur des dizaines voire des centaines de kilomètres. Pour nous, dans notre camping car qui nous permettait de rester loin des villes, cela s’est traduit par des périodes de trois ou quatre jours sans la moindre connexion, ni Internet, ni même téléphonique ! Pas facile de tenir la famille au courant dans ces conditions…

Donc les campings où l’on a été obligés de s’arrêter pour remplir nos réserves d’eau et nos batteries s’en donnent à cœur joie. Ils fournissent un Internet limité à 100 mo (quand il marche), et vendent des accès à des prix prohibitifs…

Ce sevrage de réseau aurait dû être bénéfique. En d’autres temps, on aurait peut-être apprécié cette pause. Mais en pleine galère administrative, cela tombait mal.

Comment appeler la directrice du (espérons-le) futur collège de Merri lorsqu’on n’a aucun signal ?

Comment gérer l’administration américaine lorsqu’on reçoit la notification de refus de demande de visa d’urgence par email avec trois jours de retard ?

On n’a presque pas mis à jour le blog, je n’ai pas publié de nouvelles vidéos de drone, on n’a pas eu à réserver d’hôtels, on n’a pas publié beaucoup de status Facebook pendant deux semaines. Tout cela n’est pas important. On s’en est passé, et vous aussi !

Mais les galères administratives n’en sont que plus stressantes dans ces conditions.

6 réflexions au sujet de « La Nouvelle-Zélande, le pays le moins connecté du tour »

  1. Helas zone blanche …cela me parle !!! Entre Toulouse et Albi on pourrait penser que cela n existe pas …1 semaine sans rien ….encore …merci E-TERRA …KIWI !!!
    Si je peux vous aider, appeler …dites le moi …

    J'aime

    1. Sa future directrice essaie de lui éviter de passer des examens à la rentrée. Pour l’académie c’est un enfant scolarisé dans le privé hors contrat qui cherché à entrer dans le public, donc parcours du combattant. On ne peut rien faire d’autre pour le moment.

      J'aime

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