Cool comme un Australien ?

En un an, les gens changent. Même en restant chez eux. Alors, en voyageant aussi longtemps, on change certainement plus.

Lorsqu’on a annoncé notre départ, des amis nous ont dit qu’on ne reviendrait jamais. Ma réponse invariable était : « on aime notre vie de bobos du onzième, on ne part pas pour changer, on reviendra ! »

À part Paris, on avait un temps envisagé New-York. Mais depuis Trump, je ne sais pas pourquoi, les États-Unis ne me font plus autant rêver. Et je vois maintenant plus le bruit et la dureté de New York que sa frénésie créatrice.

Au Japon, on a étonnamment aimé Tokyo. Je m’attendais à un New-York asiatique, mais on a découvert l’étonnante structure de cette ville. Entre des quartiers de tours et de grandes avenues, subsistent des quartiers de petites maisons et de rues calmes, voire piétonnes. Côté bruit, au pays de l’inventeur des moteurs hybrides, le silence surprend. Personne ne klaxonne, sauf quand un touriste français apprend à conduire à gauche tout en cherchant son chemin. En trois semaines, sur les cinq coups de klaxon que j’ai entendus (soit l’équivalent de 10 secondes en Inde), trois m’étaient destinés !

Tokyo est donc passée en deuxième position de notre classement des villes où on pourrait vivre.

Arrivés en Australie, nous avons découvert Sydney par le meilleur côté. Hébergés dans un magnifique appartement (dont la propriétaire squattait chez des voisins pour nous le laisser, merci encore, Cheryl !), nous avions vue sur la baie de Sydney, les ferries et les remorqueurs. L’après-midi a Manly Beach a achevé de nous convaincre. La carte postale de l’Australien qui prend le métro avec sa planche de surf était donc vraie ! Il se dégage de ce quartier une ambiance de vacances qui fait oublier que l’on est dans le centre économique du pays.

Et à voir les jeunes ados locaux, dorés, en short de bain, acheter des glaces après l’école, on imagine aisément la vie qu’auraient nos garçons ici.

Même réflexion à Melbourne (où on était aussi hébergés, merci Kettina !), où on passe vite du street art du centre ville aux plages de sable fin.

Tokyo et Paris n’ont qu’à bien se tenir, Sydney pourrait passer en tête !

Pourtant, à Manly Beach, j’ai posé la question qui tue à notre amie de Sydney : l’espérance de vie à Sydney est-elle de trente ans ? Sur la plage, les surfeurs aux corps de rêve (d’après les critères d’Aurélie), et les filles du même acabit (donc un peu trop musclées selon mes critères) ont tous entre vingt et trente ans ! Je n’ai pourtant pas vu de panneaux restreignant l’âge pour poser sa serviette !

L’explication tient certainement au coût de la vie à Sydney. L’immobilier a flambé ces dernières années, car le mode de vie Australien, fondé sur des barbecues dans le jardin, prend de la place ! Soit les distances de trajet augmentent jusqu’à l’insupportable, soit il faut payer un loyer exorbitant.

Donc où sont les quarantenaires pendant que les jeunes surfent ? Ils bossent pour gagner de quoi vivre dans leur paradis !

En profitent-ils vraiment ? Grande question… L’alternative consiste à habiter loin, car il y a des plages partout. Mais si on veut rester au centre, il faut gagner beaucoup d’argent, donc bosser beaucoup, donc ne pas profiter pleinement des attraits de la mer.

N’est-ce pas la même chose à Paris ? Serions-nous plus cool si nous étions à Sydney ? Pourrions-nous être cools comme des Australiens tout en restant à Paris ? Il nous reste cinq mois pour répondre à ces questions…

5 réflexions au sujet de « Cool comme un Australien ? »

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