La galère des chargeurs


Ok, on l’avoue, on est hyper dépendants à nos joujous électroniques. Ça limite certainement notre capacité à aller vers les autres mais c’est un autre sujet sur lequel j’ai envie d’écrire un post séparé. 

Les téléphones servent à tout : on a les Guides du Routard ou les Lonely en version numérique, on utilise beaucoup Google Maps, j’écris ce post sur mon iPhone, on lit Facebook et Le Monde (coucou Sandrine !) très souvent… On a aussi envie d’immortaliser ce qu’on vit. L’appareil photo, la GoPro et le drone doivent être prêts à saisir l’instant. Sans parler des contrats d’Aurélie qui l’obligent à produire du contenu (textes, photos, ou vidéo) de qualité professionnelle. 

Cette pyramide de Maslow s’applique pas mal à notre cas, finalement. 


Donc tous les jours c’est le même rituel : vérifier les niveaux de chargement, et charger ce qui doit l’être. 
Sur la photo d’entête, il manque l’iPhone qui me sert à prendre la photo, la GoPro et les iPads pour les cours des enfants sur lesquels ils lisent actuellement dans leurs lits…

Les branchements requièrent une bonne connaissance des limitations à la con des appareils. La télécommande du drone ne peut pas être chargée sur le hub USB (comme sur la photo, je m’en suis rendu compte après). Les iPads demandent aussi trop d’énergie pour le hub, le petit chargeur ou pour le chargeur de batterie du drone. 

Ce dernier nous a cruellement manqué pendant près d’un mois. Grillé à Kannauj, il nous servait à charger les batteries du drone, qui elles-mêmes faisiaent office de chargeur de dépannage pour les iPhones. C’est à cause de ce chargeur grillé qu’on a vécu le petit stress de Mysore

Le support DJI remplit très bien ses obligations de rapidité et de politesse. Mais ils m’ont laissé planté le bec dans l’eau, sans solution. DJI ne livre pas en Inde, ni au Sri Lanka notre prochaine destination. 

Les deux batteries sont chargées, je peux donc faire quelques vols courts à Munnar et Madurai (je vais bientôt les partager). Mais pour réduire les vols, je n’arrive pas à filmer comme je le voudrais. 

Se faire livrer un colis, quand on est en itinérant, ça demande de la coordination !

Manik, franco-indien propriétaire d’un hôtel où nous avons dormi à Bangalore a tenté de m’aider. À l’aide d’une application sur son téléphone, il a pris des photos du chargeur, et a lancé des limiers dans la ville pour le chercher. Ceux-ci ne sont payés qu’au succès et facturent au nombre de kilomètres parcourus pour trouver l’objet rare. Plus il dur à trouver, plus on paie la recherche. Un bon business model importable chez nous ?

Deux jours plus tard, Manik m’appelle pour me dire qu’un magasin l’aura dans deux jours et qu’il me l’enverra. Petit calcul, ça devrait coller à notre passage à Madurai où, pour une fois, rendez-vous professionnel d’Aurélie oblige, on a réservé à l’avance dans un grand hôtel !

Les jours passent et il faut se rendre à l’évidence, le magasin de Bangalore n’aura pas le chargeur à temps. Il ne l’aura peut-être jamais en fait…

Je dois recourir au plan B, très mauvais pour mon karma carbone : expédier le chargeur de Chine en France et de France au Sri Lanka !

Un gentil contact en France, que je nommerai Stan pour me conformer au GDPR (blague pour mes nombreux lecteurs de l’adtech), va réceptionner le colis à Paris, et l’envoyer au Sri Lanka. 

Depuis l’Inde, on donne l’adresse de Ravidu, un contact professionnel d’Aurélie à Colombo, car on ne sait pas encore où on sera au Sri Lanka. Quelques jours plus tard, le colis arrive à Colombo, quelques heures avant le week-end. Notre contact doit en effet passer le week-end dans sa famille a Galle, à seulement une heure de notre point de chute, Mirissa (contre 3 ou 4 heures pour Colombo). Le dimanche, après 4 semaines de tentatives, on récupère enfin le chargeur ! En plus Colombo est une très agréable ville coloniale, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO.  

Finalement, grâce à la gentillesse de Manik, Stan et Ravidu, j’ai pu filmer au drone la sortie des filets de pêche à Tangale ! Une superbe vidéo en cours de montage. 

Merci les gars !

7 réflexions au sujet de « La galère des chargeurs »

  1. Le Sri Lanka est votre prochaine destination 😉

    Sinon, sais pas pourquoi la top pyramide de marshmallow s’affiche que sur Desktop… ( pas iPhone)

    Vivement le montage finalisé !

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  2. Quelle énergie dépensée pour ce chargeur mais au final une galère qui se finit tres bien. C est bien mérité! Bravo pour votre ténacité 👍👏😊

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  3. Pyramide ok sur IPad, en tous cas. Pour le reste, ça fait plaisir de voir que les petites merdouilles de la vie quotidienne (livraison incomplète de chez Cdiscon; de retard du colis de chez Amajaune, etc)… ben en fait, c’est les mêmes autour du monde! Le matons sera + facile à sourcer sur les marchés asiatiques, à mon avis…

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