L’épineuse question du budget

« Dis papa, ça coûte combien le tour du monde ? »

D’abord, il y a le billet d’avion qui représente environ un quart du budget. 

Mais ce sont les autres postes qui sont importants. On s’est basés sur https://planificateur.a-contresens.net/ pour choisir les pays en fonction des saisons et avoir une idée du budget par personne. Ok, les enfants mangent moins, ils n’ont pas besoin de la clim (non, je déconne), il paient rarement les musées et les temples. Mais on a préféré les compter en entier. 

Ensuite, plus on bouge, plus on dépense. Changer de lieu demande évidemment de payer le transport. Mais il nous place aussi dans un nouvel environnement, où il faut tout redécouvrir. 

Par exemple, notre premier repas au Sri Lanka était deux fois plus cher que le deuxième. On a compris seulement aujourd’hui qu’on s’est fait gentiment arnaqués hier. Plus on reste longtemps au même endroit, plus on peut trouver les bons plans et faire des économies. Quand on doit faire une lessive, si on part dans deux jours, on la donne à l’hôtel qui se fait plaisir sur la note. Si on a du temps, et des fringues de rechange, on se balade dans les rues de Pushkar et on trouve deux fois moins cher. Et on peut même croiser le fils du blanchisseur aux magnifiques yeux noisette. 


Un tour du monde, ce n’est pas des vacances ! En vacances, on se lâche, car on est en congés payés (la belle invention). Donc on a pris de mauvaises habitudes de jolis hôtels ou de villas incroyables

Premier constat, les enfants s’en foutent royalement ! Ils ne voient pas la différence entre une chambre propre et une chambre pourrie (« maman, regarde le cafard, j’en ai jamais vu d’aussi gros ! »). Mais les parents font plus gaffe. 

On a mal dormi dans l’avion, on prend une chambre chère. On a mal dormi dans le bus, pareil. Le train, itou. On a eu un hôtel pourri la veille, idem. On arrive à la nuit tombée, bim ! On arrive en plein festival Dasara qu’on ne savait même pas que c’était quand, paf ! On est trop occupés à écrire ce blog pour chercher les bons plans, bang ! On a envie de faire un câlin, boum, on prend deux chambres. On a l’occasion de passer un super week-end avec des français qui nous ont réservé un hôtel top (avec des paons partout), pif ! On n’a pas de voiture et donc on choisit le premier hôtel, blam ! On est bien dans un hôtel trop cher et on en a marre de faire les sacs, pimpampoum, on reste 5 jours !


C’est ce qu’on appelle le prix du temps. 

Oublier deux lycras tous neufs sur un transat avant de partir à 100 bornes, et devoir payer un gars pour nous les rapporter (toujours moins cher que de les racheter), c’est différent. On a inventé une expression pour ça, après plusieurs achats de billets d’avion en France à des mauvaises dates. C’est le prix de la connerie. 

En fait, toutes les raisons sont bonnes pour exploser le budget. Quand on prend son temps, qu’on a une voiture qui attend patiemment, qu’on a repéré trois hôtels, on les visite, on revient au deuxième, on négocie 30% de moins et une heure de location de planches de surf par jour. Et là on peut trouver un hôtel sur la plage, avec deux chambres pour 41 € par nuit pour nous quatre ! Petit dej compris !

Donc on dépasse déjà notre budget. En moyenne, car pour payer le Japon, il faut économiser en Inde…

En plus on triche, car on est parfois invités par les clients d’Aurélie ! 

Donc au final, c’est très dur de respecter son budget. Mais un tour du monde, c’est pas fait pour s’emmerder, non plus !

6 réflexions au sujet de « L’épineuse question du budget »

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