L’Inde, un tuktuk trop chargé 

La route la plus moderne d’Inde entre Agra et Lucknow ne laisse pas présager de ce qui nous attend. Pour une fois, pas de vache sur la route, il y a des barrières tout le long qui ne laissent passer que les chiens. D’ailleurs leurs cadavres qui pourrissent sur place rythment agréablement le voyage.

On dépasse à 120km/heure des piétons, des charrettes à cheval. On double d’ailleurs allègrement à droite ou à gauche en repérant au loin les voitures à contresens qui évitent ainsi un détour pour prendre la bonne entrée. Idem, faites attention au camion qui décharge des blocs de pierres garé perpendiculairement à la voie ! Bref, si vous croyez savoir conduire, oubliez tout et laissez faire les pro. Seuls les locaux peuvent survivre ici (et encore, l’un des contacts d’Aurélie n’a pas le permis, il a trop peur !).

Et on se dit que, au pire, ils croient en la réincarnation…

C’est aussi toute la hiérarchie du transport qu’il faut revoir en Inde.

Une famille se déplace en moto, à 4 voire 5 ! Un enfant de 10 ans devant, le papa, la fille de 5 ans, calée devant sa mère en amazone (sari oblige !) et qui tient dans ses bras un bébé de quelques mois ! Le tout sans casque évidemment et à 80 km/heure sur l’autoroute… J’avais l’estomac noué rien qu’en les voyant.

Les transports en commun sont souvent plus petits que nos voitures individuelles. On compte au moins 15 femmes dans ce tuktuk, les quatre à l’arrière avec les jambes pendantes à l’extérieur.


Notre record pour l’instant, une jeep qui transportait une trentaine d’hommes ! Neuf sur le capot, quatre accrochés debout à l’arrière, quatre dont le conducteur a l’avant, et une quinzaine sur et entre les deux banquettes arrières.

Enfin, je n’ose pas imaginer combien de personnes se tenaient dans le bus qu’on a vu, couché sur le côté au milieu d’une voie rapide ! Un camion benne garé derrière recevait les bagages qui étaient extraits des coffres du bus accidenté. Pas de quoi alarmer notre chauffeur, visiblement habitué.

Les transports sont une allégorie de l’Inde. Les indiens sont bien trop nombreux pour tous tenir dans ce pays, mais en se serrant, ils y arrivent !

5 réflexions au sujet de « L’Inde, un tuktuk trop chargé  »

  1. Souvenirs d’autoroutes : des dromadaires…, et notre chauffeur qui fait demi-tour et roule à contresens sur 500m pour nous emmener boire un café en face…! Haha! On a survécu!

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