Aller ou ne pas aller en Iran ?

drapeau-iranien

J’ai toujours été fasciné par l’empire, la culture, l’histoire et l’art mésopotamien. Je trouve une beauté à la fois archaïque et fascinante dans ces chevaux ailés, ces barbes bouclées, ces bas-reliefs en demi-profil.

Cette région a vu naître les premières villes, l’écriture, peut-être l’agriculture… C’est le berceau de l’histoire humaine, au sens propre car celle-ci commence avec l’écriture.

A cheval sur l’Iran et l’Irak, l’empire Perse se visite difficilement. Oublions tout de suite la zone irakienne, dont Bush a privé l’humanité pour quelques dizaines d’années (voire pour toujours dans le cas de monuments et de statues détruits).

Reste donc l’Iran, qui s’ouvre depuis peu au tourisme.

Mais il se mérite ! Aller en Iran signifie :

Ne pas trouver d’hébergement par Airbnb, hotel.com ou tripadvisor. La plupart des sites de voyage sont soit inexistants, soit très pauvrement pourvus en Iran.

Ne plus pouvoir aller simplement aux USA après : l’ESTA, si pratique pour éviter les queues infernales à New-York ou San Francisco n’est plus valide si on a visité l’Iran. Il faut faire une demande de visa. Même valable 10 ans, ce visa ne permet pas de couper les files d’attente…

Reste la sécurité.
Les régions frontalières (avec l’Irak et l’Afghanistan) sont formellement déconseillées par le Ministère des Affaires étrangères. Inutile d’espérer voir Baam, qui a servi de décor au film Le Désert des Tartares (d’ailleurs la cité a été ravagée par un tremblement de terre)…

Les attentats de la semaine dernière viennent poser un autre type de problème : la sécurité . Les lieux symboliques du pouvoir sont maintenant pris pour cible. Les centres touristiques sont-ils la prochaine étape, comme ce fut le cas en Egypte ?

Bon, quand on habite à 100 mètres de la Bonne Bière, du Petit Cambodge et du Carillon, qu’on aurait dû être à ce carrefour, comme tous les vendredis, le 13 Novembre 2015, mais qu’on était à un concert (à l’Olympia), on se dit que les attentats sont aléatoires et imprévisibles. On devient fatalistes, « si ça doit arriver ça arrivera », juste pour éviter de flipper dans le métro, en mangeant une pizza ou en écoutant un concert.
Et finalement, on n’y pense plus.

Mais l’Iran, on ne connaît pas que son quartier, alors on hésite. Et les autres difficultés peuvent devenir autant d’excuses pour renoncer.

Alors, aller ou ne pas aller en Iran ?

2 réflexions au sujet de « Aller ou ne pas aller en Iran ? »

  1. Je me posais la même question pour la Birmanie il y a 15 ans. Et j’ai adoré ! Alors l’Iran aujourd’hui c’est encore autre chose. J’aurais tendance à dire « y aller »!
    Vous pouvez contacter Nicole Trinquart-Leroux qui est de mes amis FB et qui y est allée encore très
    récemment ! Bon vent. Damien

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